Ecce Homo, le ver prophétisé
"Saint Irénée dit que Jésus, en tant qu' homme était laid, qu'il monta
un âne, fut abreuvé de fiel et de vinaigre...mais que comme Dieu,
il était beau, admirable.
Origène dit qu'à la vérité, le Christ n'était pas beau...
Saint Clément d'Alexandrie, de son côté, expose que le Sauveur
ne s'était pas donné la beauté de la chair mais celle de l'âme (*! )...
Tertullien soutient, plus qu'aucun autre auteur, que Jésus était laid,
et que son extérieur n'avait rien qui lui attirait la considération et le respect...
La vérité c'est que ces auteurs ont soutenu en cela une thèse mystique issue
toute entière de ce texte d'Isaïe :
" il s'est élevé comme une frêle arbrisseau, comme un rejeton qui sort
d'une terre trop sèche, il n'avait ni forme, ni beauté pour attirer nos regards,
ni apparence pour exiter notre amour.
Il était méprisé et abandonné des hommes...en but au mépris nous n'en
faisions pas cas."
D'autre part dans le psaume XXIIe de David :
"...Et moi, je suis un ver, et non un homme, l'opprobre des
hommes et le rebut du peuple.Tous ceux qui me voient me
tournent en dérision..."
(" Bréviaire du Christ "de Louis Charbonneau-Lassay -Albin Michel )
Ne trouve-t-on pas les vers sous terre ? Là où se taire !
Dans les ténèbres, dans les puits profonds et silencieux des vierges noires ?
Dans les geôles sombres de l'oubli ?
Ainsi ce témoignage anonyme ( "trouvé au hasard du flot", sur le net )
illustrant les propos du jour . La Misère ( le fléau ) guette celui qui ne veut
pas comprendre ce qu'est d'être VER, VERT et UNI-VERS !
"Je veux vous faire part d’une expérience que je n’ai jamais livrée à
personne. C’était avant que je ne commence le ministère de "l’adoration
eucharistique perpétuelle". Jamais je ne m’étais senti aussi blessé, aussi
abandonné, aussi rejeté, aussi pécheur. Je me trouvais, ce jour-là, devant
le Seigneur au Saint-Sacrement, et la seule lumière que je voyais était la
bougie qui vacillait. À la lumière de cette bougie, je voyais le crucifix et je
me sentais très loin de Dieu. Je ne pouvais pas prier, je ne pouvais pas Lui parler.
Alors, je me parlais à moi-même. Mais je me disais que ce n’était pas si mal,
car si je me parlais et que Jésus était présent, eh bien, Il pouvait m’entendre et
cela devenait comme une sorte de prière, n’est-ce-pas ? Et j’avais l’impression d’être
sur une autre planète, tant je me sentais loin de Dieu, incompris, pas aimé. Je n’ai rien
entendu de mes oreilles, vous comprenez, mais dans mon cœur, j’ai perçu les paroles
suivantes: “ Tu n’as jamais été aussi proche de Moi et Je ne t’ai jamais autant
aimé parce que tu ne m’as jamais autant ressemblé que sur la croix.”
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